Le GIE Synergie achats est un groupement d’intérêt économique spécialisé dans la mutualisation des achats pour les entreprises agro-alimentaires et dont le but est de permettre à ses adhérents d’obtenir de meilleures conditions d’achats sur des dossiers aussi variés que matières premières, emballages et des achats hors production, prestations de service, afin d’assurer compétitivité et développement via la performance achat tout en respectant notre environnement.
Dans un contexte de volatilité des marchés et d’exigences croissantes en matière de RSE, le GIE Synergie Achats, (acteur majeur du Grand Ouest basé à côté de Lorient), s’impose comme un partenaire stratégique pour les industriels de l’agro-alimentaire. Avec des adhérents emblématiques tels que Hénaff, Guyader, Conserverie Chancerelle, Olga ou Fleury Michon, le groupement prouve que la mutualisation des achats peut rimer avec respect des terroirs et agilité locale.
Une philosophie de service : l’achat sur-mesure
Contrairement à une centrale d’achat classique qui imposerait un catalogue rigide, le GIE fonctionne comme un prestataire de services de haute précision. Ici, pas de politique de relocalisation imposée « d’en haut », mais une adaptation chirurgicale aux cahiers des charges des adhérents.
« Le GIE n’est pas une centrale d’achat basique : nous achetons l’exact produit dont l’adhérent a besoin, nous sommes un service achats externalisé », souligne l’équipe composée de six experts, dont quatre acheteurs dédiés.
Le rôle du GIE est celui d’un facilitateur et d’un sensibilisateur. Si un adhérent exprime une volonté de privilégier le volume ou le prix, le GIE l’accompagne, tout en proposant systématiquement des alternatives de proximité lorsque les familles de produits le permettent.
Nous achetons l’exact produit dont l’adhérent a besoin, nous sommes un service achats externalisé.
Ronan Potiron
Directeur
L’ancrage local au cœur des filières
Le Grand Ouest est le terrain de jeu privilégié du GIE. Pour de nombreuses familles de produits, l’engagement vers l’origine France, voire régionale, est déjà une réalité concrète :
- Filières sécurisées : les œufs, la farine de blé et les emballages/cartons sont majoritairement sourcés localement.
- Transparence de la donnée : Le GIE maintient une base de données fournisseurs rigoureuse distinguant deux informations clés : l’origine géographique de la matière première et le dernier site de transformation.
- Défis logistiques : le groupement doit composer avec les réalités du marché (exportation du beurre à l’étranger ou vente en GMS plutôt que sur le marché local industriel, aléas climatiques sur les végétaux) pour garantir le bon produit au bon format.
La RSE en action : vers une vision structurée
Sous l’impulsion de Magali Périllat Boiteux, référente RSE, et sous le pilotage de Loïc Hénaff, une commission RSE a officiellement lancé ses travaux en janvier 2026. L’objectif ? Passer d’une somme d’initiatives individuelles à une vision globale et coordonnée au sein du groupement.
Cette démarche s’accompagne d’une pédagogie sur le coût complet (TCO). Sur les frais généraux (flottes automobiles, par exemple), le GIE démontre que le coût facial n’est que la partie émergée de l’iceberg. En intégrant les taxes, les amortissements et les coûts financiers cachés, le groupement aide ses adhérents à prendre des décisions plus rationnelles et durables.
La force du collectif : confidentialité et fidélité
Le succès du GIE repose sur un équilibre délicat entre mutualisation et étanchéité. Si trois conserveries concurrentes font partie du groupement, un cloisonnement strict garantit qu’aucune ne connaisse les volumes ou les prix de l’autre.
Cette approche « douce » et transparente porte ses fruits : depuis 11 ans, le GIE affiche une stabilité remarquable de ses membres. L’adhésion, validée par le Conseil d’Administration, ne se base pas uniquement sur la puissance financière, mais sur une vision partagée de l’achat : un état d’esprit collégial où la performance se juge sur la durée (contrats de 3 ans).
En accompagnant les industriels dans l’externalisation de leurs achats directs et indirects, le GIE ne se contente pas de négocier des tarifs. Il tisse un réseau de résilience locale, capable d’orienter les entreprises vers des modèles plus vertueux, sans jamais trahir leurs besoins opérationnels.